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Les sushis font ils grossir ou mincir ?

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Les sushis font-ils mincir ?

Les sushis font ils grossir ou mincir ?

Vous aimez les sushis et vous pensez qu’en manger peut vous aider dans votre objectif de perte de poids et/ou votre pratique sportive ? Nous avons posé la question à Romain Thomas, diététicien-nutritionniste du sport.

Les sushis, un plat composé uniquement d’aliments sains ? C’est ce que l’on pourrait croire. Mais gare aux raccourcis ! Qu’en est-il exactement ?

« Les plateaux de sushis ne sont pas forcément les plus recommandés dans un objectif de perte de poids, pose d’emblée Romain Thomas, diététicien-nutritionniste du sport. Comme toujours, tout dépendra aussi de la fréquence, de la quantité consommée et de l’activité physique réalisée au cours de la journée. »

En termes de valeur calorique, les plateaux de sushis peuvent atteindre des niveaux assez élevés en raison de la quantité importante de sucres dans les préparations et les sauces utilisées.

De quoi sont composés précisément ces sushis et autres makis ?

« Un élément majeur des sushis, c’est le riz vinaigré, qui est un glucide (principale source énergétique quotidienne), appréciable pour sa richesse en minéraux et ses propriétés satiétogènes (de satiété, ndlr). Le riz est souvent plus digeste que certains autres féculents, comme les pâtes, explique notre spécialiste. Cependant, il faut être vigilant parce que la technique de cuisson du « riz gluant » provoque une augmentation considérable de l’Indice Glycémique, ce qui induit évidemment une hausse de la glycémie (taux de sucre dans le sang). Un paramètre à surveiller en cas de diabète ou à prendre en compte si aucun effort physique n’est prévu par la suite. »

Autre élément important, le poisson, bien sûr. « Généralement, sont utilisés des poissons dits « gras » comme le thon ou le saumon. Source de protéines, ils contiennent aussi de bonnes graisses (Omega 3 notamment), bénéfiques au niveau cellulaire ou cardiovasculaire. Selon le programme national nutrition santé (PNNS), il est même recommandé de consommer deux portions par semaine de ce type de poisson. Seul inconvénient, ces gros poissons sont souvent connus pour leur teneur en métaux lourds… Il est donc indispensable, dans la mesure du possible, de se renseigner sur la provenance et sur la présence de label correspondant. »

« Pour les préparations, comme les makis ou autres temakis, il existe une grande variété de recettes et d’adaptations. Les algues (noris) utilisées sont riches en fibres et protéines notamment. Selon les déclinaisons, les makis sont souvent composés de légumes (riches en vitamines, minéraux et antioxydants), mais en faible quantité, néanmoins, lors de la confection d’un rouleau. »

Pour ces plateaux repas, en plus des sauces au soja (dites sucrées ou salées), Il est alors possible de choisir des accompagnements. « Il existe des salades d’algues wakamé (riches en protéines, en vitamines et en minéraux), du choux blanc (riche en vitamines et oligo-éléments), ou encore des soupes miso. A première vue, de très bons choix pour leur valeur nutritive. Cependant, il faut rester vigilant là aussi, à la teneur en sucre et en sel. »

Un aliment à privilégier pour les sportifs à l’approche d’une compétition ou en période de récupération ?

« Non, il sera plus intéressant d’opter pour un menu plus adapté à la pratique sportive, c’est-à-dire contenant des glucides (avec un Indice Glycémique cohérent), de penser à faire ou refaire des réserves adéquates, d’être vigilant sur l’équilibre acido-basique ou encore de favoriser l’épargne digestive (pauvre en graisse, en fibre et sans épice par exemple). »

Dans cette logique, les « repas sushis » vont plutôt correspondre à des moments particuliers, hors des phases de compétition, parce qu’il ne faut pas oublier la notion de plaisir.

En résumé, il faut reconnaître que les ingrédients utilisés dans la confection des sushis et des makis possèdent certaines qualités nutritionnelles incontestables, tout en prenant conscience qu’il reste tout de même important de s’informer sur la provenance des produits au préalable. Les sauces utilisées et les techniques culinaires nécessaires à la préparation de ces incontournables mets asiatiques présentent néanmoins de réelles limites, surtout dans une stratégie de perte de poids.

« Quand on parle de régime alimentaire équilibré, aucun aliment n’est à proscrire. C’est ce que l’on en fait qui est important, on parle alors de qualité, de quantité et de fréquence » rappelle enfin Romain Thomas.

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