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Pourquoi grossit-on du ventre à la ménopause ?

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Ménopause et prise de poids : pourquoi grossit-on du ventre ?
Pourquoi grossit-on du ventre à la ménopause

À la ménopause, le corps ne répond plus comme avant. Sans rien changer à son alimentation, on grossit plus facilement, en stockant davantage au niveau de l’abdomen. Explications avec Catherine Serfaty-Lacrosnière, expert en nutrition.

La morphologie typiquement féminine (appelée gynoïde) se caractérise par des cellules graisseuses qui s’accumulent de préférence autour des jambes, des cuisses et des fesses. Le type androïde, c’est-à-dire masculin, lui, se définit par des cellules localisées sur le ventre. Mais voilà, à la ménopause, la chute de production des hormones féminines rompt l’équilibre et « masculinise » la femme en quelque sorte : la répartition des graisses se modifie, les cuisses s’affinent et la graisse envahit l’abdomen. D’autres facteurs viennent renforcer le phénomène : de nombreuses femmes souffrent de colopathie fonctionnelle. La constipation, très fréquente déjà au cours de la vie des femmes est plus importante avec l’âge. Les ballonnements peuvent encore aggraver la sensation de gonflement abdominal.

Pour en venir à bout : buvez beaucoup d’eau mais proscrivez les boissons gazeuses, forcez sur les fibres douces (fruits et légumes cuits, pain et céréales complètes), soyez vigilante sur les graisses. Les abdominaux sont aussi la clé d’un ventre plat. Faites de la gym pour renforcer votre sangle abdominale, 10 minutes tous les matins. Et sachez que les femmes qui prennent un traitement hormonal sont plus longtemps à l’abri de cette prise de poids autour de la taille.

Est-il inévitable de prendre du poids ?

Presque… La plupart des femmes voient leur corps changer et 50 % constatent qu’elles prennent du poids en préménopause. Ce qui se solde par « 4,5 à 6 kg entre la périménopause et la ménopause », signale Catherine Serfaty-Lacrosnière, expert en nutrition. Et quand elles prennent 2 kg, elles se rendent compte que c’est beaucoup plus difficile de les perdre qu’à 20 ans. Un excès de convivialité, des vacances un peu trop gourmandes se traduisent par une prise de kilos rapide et il faut du temps pour revenir à son poids. Alors, pour toutes celles qui n’ont pas été vigilantes et abordent cette période un peu chahutée avec un surpoids, l’affaire risque d’être plus difficile.

On prend du poids pour de multiples raisons. D’abord parce que le métabolisme change et travaille plus lentement. On estime que le corps brûle de 100 à 200 Kcal de moins par jour. Si on est sédentaire, on a donc d’autant plus de risque de prendre du poids. La baisse des œstrogènes s’accompagne d’une augmentation de la masse grasse localisée à la partie supérieure du corps. Ventre, bras, dos s’épaississent et alourdissent la silhouette.Et quand ces désordres hormonaux apparaissent, surviennent souvent les bouffées de chaleur, le vague à l’âme, l’instabilité émotionnelle qui poussent à ouvrir plus facilement le réfrigérateur.

« Certaines femmes peuvent traverser une sorte de crise existentielle. Les enfants quittent le foyer… La période est à haut risque de turbulences. Ce qui pousse au grignotage« , explique encore Catherine Serfaty-Lacrosnière. Cette prise de poids n’est donc pas inéluctable, si on agit à la fois sur les apports et les dépenses. Équilibre alimentaire et activité physique sont plus que jamais à l’ordre du jour.

Est-il dangereux d’avoir de l’abdomen ?

Aujourd’hui, dans les calculs de risque pour la santé, le tour de ventre est aussi important et parfois plus que le poids. Car avoir du ventre, cela ne signifie pas seulement que de la graisse s’accumule sous la peau. C’est aussi le signe qu’elle entoure les organes et notamment le cœur. Il s’agit d’une graisse viscérale qui représente un véritable risque pour la santé. C’est donc un des facteurs prédictifs de bien des maladies. Pour les femmes, la ligne rouge est franchie quand le périmètre abdominal est supérieur à 88 cm. Lorsque le périmètre abdominal augmente, témoin d’une graisse viscérale qui s’installe, elles sont concernées par le risque cardio-vasculaire qui jusque-là touchait les hommes. Ensuite, le risque augmente proportionnellement au tour de taille pour : les maladies cardio-vasculaires ; le diabète de type 2 qui serait quatorze fois plus important chez les femmes ayant un périmètre abdominal supérieur à 103 cm ; le cholestérol (augmentation du LDL, du cholestérol total, des triglycérides) ; l’hypertension artérielle ; selon une étude américaine, les femmes ayant un tour de taille supérieur à 90 cm ont deux fois plus de risques de mourir d’un infarctus ou d’une crise cardiaque que les autres ; le cancer, dont le risque est augmenté de 63 % chez les femmes ayant un tour de taille supérieur à 90 cm ; le syndrome métabolique, qui signifie que la cote d’alerte de plusieurs facteurs aggravants (glycémie, triglycérides, cholestérol, hypertension) est atteinte.

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